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vendredi 13 septembre 2013

Agen - Christiane Taubira veut rassurer

Pour la ministre de la Justice , deuxième visite en moins de six mois à l’Enap, avec un passage à la prison. Christiane Taubira a surtout cherché à rassurer sur sa réforme pénale.
 
Christiane Taubira à la rencontre des personnels de l'administration pénitentiaire, en compagnie du directeur de la maison d'arrêt Philippe Ramuscello. /Photo DDM, Morad Cherchari.
 
Deux mots-clés dans la bouche de Christiane Taubira hier dans la matinée. «Récidive» et «individualisation». Le second permet - c’est l’objectif de la réforme en cours- d’éviter le premier. Le 2 octobre prochain, le texte de loi visant à créer une «contrainte pénale» sans prison et à favoriser l’individualisation des peines et les sorties de détention. Avec un calendrier qui reste ouvert (lire par ailleurs). Devant le personnel de l’ENAP, elle a précisé vouloir mettre en place une «peine restrictive de liberté en milieu ouvert».

Il n’était pas question d’évoquer avec la ministre de la Justice d’autres thèmes que le fil rouge qu’elle avait prévu avec ses services pour cette deuxième visite en l’espace de quelques mois. Rue Montaigne, à l’adresse de la maison d’arrêt, elle a rencontré des conseillers d’insertion et de probation. Ceux et celles qui, sur le terrain, tentent d’éviter ce que la Garde des Sceaux appelle «la sortie sèche» des prisons, sans formation.
 
Ils sont 18 dans le département. Et un d’eux, anonyme, sourit en entendant la ministre vanter les mérites de SPIP, le service ad hoc. Explications du sourire : chaque conseiller gère environ 150 dossiers de détenus. Mais le directeur du SPIP Philippe Monscavoir ne fait pas «des moyens humains un butoir» pour la réorganisation des services d’insertion après la prison. «Depuis dix ans, nous avons su nous organiser, revoir notre fonctionnement».

Magistrats

Comme Christiane Taubira, Philippe Monscavoir insiste sur le «partenariat» mis sur pied avec les associations ou organismes d’accueil (centres d’hébergement, Pôle Emploi...).
 
Comme ses troupes, le directeur du SPIP attend le contenu même de la réforme, que la ministre doit présenter dans quelques semaines. Pas ou peu de précision hier de la part de la Garde des Sceaux, qui cherchait à rassurer, y compris les magistrats. Pas question de laisser dire qu’elle entend «ne pas mettre les gens en prison. Ils peuvent toujours prononcer des peines mais s’ils estiment qu’il faut un suivi individualisé, ils pourront décider d’interdictions et d’obligations(...) Depuis dix ans, près d’une centaine de textes de loi ont renforcé le répressif, le temps moyen d’incarcération est passé de huit à onze mois. C’est un système fou qui dysfonctionne.»
 
Hier, confiait un surveillant pénitentiaire, 140 détenus se trouvaient derrière les murs de la rue Montaigne. «Avec parfois six détenus par cellule. On est au taquet». La veille, près d’un kilo de cannabis a fini son vol dans les filets du centre de détention d’Eysses à Villeneuve.

quiproquo sur le calendrier

«Je n’ai jamais dit nulle part qu’il fallait aller vite (...) Je suis contre la procédure accélérée», expliquait hier C. Taubira, interrogée sur les propos du ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, qui souhaite un report de l’adoption de cette réforme pénale après les élections municipales. «Ce que je dis très clairement, c’est qu’on ne peut connecter l’examen de ce texte à un calendrier électoral. Ce serait dire aux Français on vous laisse voter d’abord et on débat ensuite (...) Ce que je peux dire et répéter, c’est qu’il va vivre, je vais l’expliquer, je vais répondre aux questions et aux interrogations.»

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