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vendredi 13 septembre 2013

Béziers - l'arrêt des fouilles des détenus met le feu à la prison

Mercredi comme ce jeudi matin, une soixantaine de surveillants a bloqué l'entrée du centre pénitentiaire de Béziers pour protester contre l'arrêt des fouilles.
 
Trois barrages en feu ont obscurci le ciel biterrois, hier matin.
Trois barrages en feu ont obscurci le ciel biterrois, hier matin
 
La cathédrale Saint-Nazaire disparaît sous un épais nuage noir. La fumée obscurcit le soleil et l’air empeste le caoutchouc brûlé. Mercredi comme ce matin, dès 6 h du matin, une soixantaine de surveillants pénitentiaires font brûler un des trois barrages de pneus, de palettes et de poteaux en bois. Ils bloquent complètement l’entrée de l’établissement.
Les manifestants, tous en repos car la grève leur est interdite, protestent contre la mise en application prévue le jour même à Béziers, de la loi européenne votée en novembre 2009. Elle stipule l’arrêt des fouilles corporelles des détenus après les parloirs. "Les prisons vont devenir de vraies passoires, contrairement aux aéroports. C’est notre sécurité qui est en cause !"
 
Une nouvelle réglementation pour quinze établissements
 
Les quinze établissements de la région de Toulouse doivent se plier à la nouvelle réglementation d’ici la fin septembre. Perpignan et Seysses (près de Toulouse) ont décidé de s’associer au mouvement biterrois.
 
"Ici, c’est la première fois qu’il y a un triple barrage, expliquent les représentants des deux syndicats Force ouvrière et Ufap-Unsa, on ne laisse rien rentrer, même pas le pain !".
 
Déterminés, pour le moins : "On bloque toute la journée et on recommencera jeudi, vendredi, et la semaine prochaine, si rien n’est fait". Ils réclament un moratoire en attendant "un amendement par madame Taubira, ministre de la Justice, ou la mise en place de procédures et matériels de substitution comme le recommande d’ailleurs la loi".
 
L'arrêt des fouilles corporelles
 
Ils pensent aux portiers à ondes millimétriques : "Cela a un coût mais ils étaient prêts à dépenser 370 000 € pour des murs végétaux dans la cour de promenade !"
 
15 h : les forces de police, réquisitionnées par le sous-préfet, arrivent sirènes hurlantes. Les sommations d’usage intiment l’ordre aux manifestants de lever le blocage et de se disperser. Les surveillants obtempèrent. Les familles des détenus peuvent pénétrer dans la prison pour le parloir, initialement prévu à 13 h 30.
 
Ce jeudi matin donc, les manifestants ont repris leur mouvement.

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