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vendredi 20 septembre 2013

Le doute persiste sur le projet d'évasion présumé d'Yvan Colonna

Le transfèrement d'Yvan Colonna de la maison centrale d'Arles à celle de Réau, en Seine-et-Marne, fondé sur le soupçon d'un projet d'évasion du condamné corse, était-il justifié ?
 
Une photo d'Yvan Colonna datant de 1999.
 
A cette question, l'administration pénitentiaire a répondu par le silence jeudi 19 septembre et n'a fourni aucun élément supplémentaire au tribunal administratif de Paris, malgré la demande d'une juge en ce sens.

Cette requête judiciaire avait été formulée mardi par une juge des référés, lors d'une audience au cours de laquelle l'avocat de M. Colonna, condamné à la perpétuité pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, contestait son transfèrement à la mi-juillet.

Pour justifier son mutisme, l'administration pénitentiaire a seulement indiqué qu'"une enquête judiciaire [était] en cours au parquet antiterroriste de Paris" et qu'il ne pouvait pas donner plus de précision, au nom d'"impératifs de sécurité publique". Pour les avocats d'Yvan Colonna, c'est la preuve même que le dossier est vide et que c'est "maintenant au juge administratif d'en tirer les conséquences" et de suspendre le transfèrement de son client. Cette décision de justice est une "atteinte à sa vie familiale (...) car il rend toute visite de son épouse extrêmement difficile", avaient-ils précisé.
 
LA PISTE D'UNE ÉVASION À L'EXPLOSIF
 
En juillet, la chancellerie, elle, s'était montrée plus diserte et avait précisé qu'au cours du projet d'évasion "des explosifs pouvaient être utilisés". C'est à partir de ce motif que "l'administration a jugé inutile de courir le risque de laisser Yvan Colonna à Arles".
 
Yvan Colonna, 53 ans, a été condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998. L'ancien berger et sympathisant nationaliste, arrêté dans le maquis après quatre ans de fuite en 2003, a toujours clamé son innocence. Il a saisi en février la Cour européenne des droits de l'homme, considérant n'avoir pas eu droit à un procès équitable.

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