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jeudi 19 septembre 2013

Rodez-Druelle - Mouvement à la MA

Ce vendredi, en fin d’après-midi, les surveillants de la maison d’arrêt de Rodez-Druelle sont invités, à l’appel de l’UFAP, le syndicat majoritaire, à se rassembler devant les portes du nouvel établissement pénitentiaire.
 
Par cette action, Christophe Thérond, le secrétaire de l’organisation, entend dénoncer la possible mise en place de lits superposés dans les cellules à partir de l’année prochaine.
 
«Pour l’instant, explique le syndicaliste, nous montons logiquement en charge pour l’accueil des détenus qui, à la fin de l’année, devraient être quatre-vingt-dix, ce qui est tout à fait normal. En revanche, nous savons qu’en 2014, il y aura de nouveaux arrivants. Pour les accueillir, l’administration mettra un matelas par terre puis, pour une question de dignité humaine, installera un lit. Or, un lit vissé, c’est une place en plus», explique Christophe Thérond.

Lequel n’entend pas, non plus, les arguments de l’administration selon laquelle les détenus préféreraient être à deux par cellule. «Moi je veux bien, mais dans ce cas, il ne fallait pas construire des cellules individuelles de 9 m2», ironise-t-il avant de reprendre, d’un ton plus sérieux : «A deux dans un aussi petit espace, c’est un risque de tensions à terme. Et dans ce cas, ce sont nos conditions de travail à nous, les gardiens, qui vont en pâtir».
 
Autre revendication portée vendredi soir : une des conséquences de la loi Taubira qui sera appliquée fin décembre. À savoir la fin de la fouille au corps à l’issue des parloirs. «Cette mesure a l’avantage de limiter l’entrée d’objets interdits (téléphones portables, stupéfiants…) dans la maison d’arrêt. C’est aussi un premier acte de sécurité dans une prison, mais pas du tout pour humilier le détenu qui se retrouve nu devant nous. Or, quand cette fouille sera interdite, notre propre sécurité sera mise en cause», dénonce Christophe Thérond qui voit là une nouvelle dégradation des conditions de travail des surveillants.
 

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