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mercredi 16 octobre 2013

Epinal - Une surveillante de prison écrouée pour trafic de portables

Une surveillante de la maison d’arrêt d’Épinal, âgée d’une quarantaine d’années, vient d’être placée en détention provisoire pour des faits de trafic d’un genre très particulier.

En effet, depuis de nombreux mois, cette surveillante faisait passer des téléphones portables, cartes SIM et autres bouteilles d’alcool à des détenus de la maison d’arrêt.

« Les faits nous ont été révélés en novembre 2012 par deux détenus », affirme le procureur de la République, Étienne Manteaux, qui a alors immédiatement saisi un juge d’instruction.

Une enquête a ensuite été diligentée et il a donc fallu onze mois d’investigations minutieuses, de la part du SRPJ de Nancy (service régional de police judiciaire), afin de confondre la suspecte.

« Il fallait accumuler un certain nombre d’éléments. Ce furent des investigations lourdes et complexes », déclare le procureur avant d’ajouter que, à l’heure actuelle, la surveillante persiste à nier les faits. Ceci dit, l’instruction, dirigée par le juge Aurélie Valente, va se poursuivre afin de quantifier la valeur du trafic auquel elle s’adonnait.

Autre question pour laquelle les enquêteurs du SRPJ veulent une réponse : depuis combien de temps s’adonnait-elle à ce trafic ?

« Ce sont des faits graves car introduire des téléphones portables auprès de détenus permet à ces derniers de communiquer avec l’extérieur et plus particulièrement avec d’éventuels coauteurs. Mais cela peut également leur permettre de faire pression sur des victimes » , poursuit le procureur qui souligne que l’objectif de la détention provisoire (qui représente 40 % des détenus de la maison d’arrêt spinalienne) est alors complètement anéanti. Des propos confirmés par Alain Cacheux, le directeur de la maison d’arrêt d’Épinal, présent aux côtés du procureur lors de l’annonce de ces faits.

Après avoir été auditionnée par le magistrat instructeur, la surveillante a été mise en examen pour corruption passive par personne dépositaire de l’autorité publique et remise d’objets illicites à détenus par personne chargée de leur surveillance. Elle a été placée par la suite en détention provisoire au sein de la maison d’arrêt de Strasbourg.

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