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vendredi 18 octobre 2013

Evasion de Redoine Faïd - un quatrième surveillant de Sequedin interpellé

Un quatrième surveillant de la prison de Sequedin a été interpellé ce jeudi matin. Un détenu originaire de Roubaix, son frère, et un ex-détenu sont également entendus à la Police Judiciaire de Lille, ce qui porte à 7 le nombre de garde à vue en cours dans le cadre de l'affaire Redoine Faïd.
 
Prison de Sequedin, photo d'illustration © MAXPPP
 
Selon nos informations exclusives, un quatrième surveillant de la prison de Sequedin a été interpellé ce jeudi matin.

 L'enquête sur les complicités autour de l'évasion de Redoine Faïd s'accélère encore. Depuis lundi, la Police Judiciaire de Lille multiplie les interpellations. Désormais, 7 personnes sont en garde à vue dans les locaux de la PJ de Lille : 4 surveillants, un détenu originaire de Roubaix, son frère et un ex-détenu. 

Un micro-réseau monté par Redoine Faïd ? 

L'enquête menée par la direction centrale de la police judiciaire et la police judiciaire de Lille doit déterminer les éventuelles complicités en interne dont aurait bénéficié Redoine Faïd et expliquer comment ce détenu a réussi à s'échapper.

Les surveillants ont-ils introduit ou seulement réceptionné les colis contenant les explosifs, l'arme de poing et les munitions utilisés par Redoine Faïd ? Quel rôle logistique ont joué les personnes extérieures à la prison ? Comment cet éventuel réseau autour d'un des détenus les plus surveillés de France a-t-il pu passer inaperçu ?

Un détenu "proche" de Redoine Faïd, avait été placé en garde à vue le 17 avril. Il a reconnu avoir fourni des téléphones portables au braqueur. L'un de ses appareils a été retrouvé dans les toilettes "réservées aux surveillants".
Emotion chez les surveillants
 
La garde à vue d'un surveillant de prison avait créé une vive émotion hier mercredi. "Nous savons que ce pourrait être dans le cadre de l'enquête sur les circonstances de l'évasion de Redoine Faïd, selon des bruits qui circulent, mais nous n'en avons pas confirmation", avait déclaré Stéphane Lecerf, de l'UFAP-UNSA-justice.

"Si vraiment un collègue avait trempé dans cette évasion, ça serait compliqué pour les gardiens", a souligné M. Lecerf, invoquant la présomption d'innocence pour toute personne entendue.

Pas de communication de l'administration pénitentiaire

Le 13 avril  Redoine Faïd, un détenu issu du grand banditisme, s'est évadé de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord) à l'aide d'explosifs et après avoir pris 4 personnes en otage. Pendant un mois et demi, il a été l'homme le plus recherché de France.  Les syndicats de surveillants de prison avaient manifesté dénonçant un manque de sécurité. Finalement, le braqueur est interpellé en région parisienne en mai, après 6 semaines de cavale.

L'administration pénitentiaire a indiqué qu'elle ne communiquerait pas ce jeudi sur cette affaire d'une ampleur hors norme. Une affaire qui pose également de nombreuses questions sur l'exercice de la profession de surveillant en détention.
Redoine Faïd parmi 100 détenus pour un seul surveillant.


"On nous dit qu'il faut mettre une barrière entre le surveillant et le détenu, ne pas tomber dans la routine" explique Stéphane Lecerf, de l'UFAP-UNSA-justice. Mais la surpopulation carcérale rend l'exercice difficile : Redoine Faïd était incarcéré avec 100 autres détenus pour un seul surveillant malgré son statut de détenu particulièrement surveillé, un régime qui nécessiterait un contrôle renforcé. "Nous avions demandé son placement à l'isolement avant son évasion, notamment à cause de son charisme" précise Stéphane Lecerf, sans avoir été entendu.

France 3

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