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mardi 22 octobre 2013

MC St Martien de Ré - Une centrale sous surveillance

Les contrôleurs des prisons pointent un accès aux soins difficile et « les pratiques rigides » de certains surveillants
 
Le rapport sur Internet souligne les bons et les mauvais points de la centrale pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré.
 
Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, porte une attention toute particulière à la centrale pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré. Ses services l’ont visitée à deux reprises en deux ans, la première au printemps 2009, la seconde à l’automne 2010. Trois ans plus tard, le deuxième rapport vient d’être mis en ligne sur son site internet (1). Il montre que certaines recommandations émises en 2009 ont été suivies d’effet. Mais pas toutes.

Les contrôleurs distribuent quelques bons points. « Le droit d’expression des détenus est pris en compte lors de réunions participatives qui se déroulent dans l’écoute et le respect mutuel. La centrale s’est dotée d’un dispositif d’accès au droit performant. L’offre de travail, exceptionnelle dans un établissement pénitentiaire, permet à près de 80 % des personnes détenues de bénéficier d’un salaire. »

Quant à « l’ambiance générale de l’établissement », les contrôleurs écrivent : « Un équilibre a été trouvé entre les exigences de la sécurité et les conditions de vie quotidiennes pour des condamnés à de longues peines. »

Comment se soigner ?

D’autres annotations sont nettement moins flatteuses. L’accès aux soins, par exemple, est jugé déficient, même si le poste d’assistant dentaire a enfin été pourvu. L’unité de consultations et de soins ambulatoires (Ucsa) ne dispose toujours pas de locaux adaptés si bien que les soins sont prodigués aux détenus « sans aucune confidentialité », en présence du surveillant.

Les relations avec le centre hospitalier de La Rochelle sont également difficiles. « D’après des témoignages, l’accueil et le séjour dans la chambre sécurisée de l’hôpital se déroulent dans de mauvaises conditions. Une plainte auprès de la direction de l’hôpital a d’ailleurs été déposée par une personne détenue pour atteinte à la dignité. »

Enfin, les contrôleurs regrettent l’absence de réunions d’équipe au sein de l’Ucsa, « son responsable étant hostile à cette initiative ».

Équipe 4

Mais la principale critique est adressée à des surveillants de la Caserne - le quartier qui abrite les détenus jugés « les plus dangereux » - accusés d’excès de zèle. Leurs méthodes de travail, affirme le rapport, provoquent le malaise au sein même du personnel.

D’un côté, ceux qui ne tolèrent aucune entorse au règlement « parce que l’accepter de l’un, c’est s’obliger à l’accepter de tous et ça devient ingérable » ; de l’autre, ceux qui s’inquiètent d’un tel zèle qui « agite les détenus ». Dans leur recommandation numéro 14, les contrôleurs écrivent noir sur blanc : « L’administration pénitentiaire doit mettre un terme aux pratiques excessivement rigides d’une équipe de surveillants exerçant à la Caserne, tendant non seulement à une application sans discernement du règlement intérieur, mais aussi à des attitudes provocatrices à l’égard des personnes détenues. »

Cette directive aux allures d’ultimatum n’a pas été suivie d’effets. Deux ans après le passage des contrôleurs, en novembre et décembre 2012, la centrale a été « agitée » par des mouvements collectifs. Les détenus protestaient contre leurs conditions de détention et contre les « comportements agressifs et les attitudes provocatrices » de certains surveillants. La désormais fameuse « équipe 4 », mise en lumière par le documentaire de Stéphane Mercurio « à l’ombre de la République », est restée en activité à la Caserne.

1 - www.cglpl.fr

Sud Ouest

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