mercredi 16 avril 2014

L’évadé de Châlons condamné à trois mois de prison ferme

Le Vitryat qui s’était évadé, jeudi dernier, lors d’une garde à vue, voulait échapper à une vie carcérale difficile. Le tribunal l’y a renvoyé.

 Jordan Cycumar s’était échappé d’une caserne de gendarmerie, jeudi dernier à Châlons-en-Champagne.  Christian Lantenois
Jordan Cycumar s’était échappé d’une caserne de gendarmerie, jeudi dernier à Châlons-en-Champagne
 
Jordan Cycumar ne supportait plus sa vie derrière les barreaux. C’est en tout cas la raison qu’a évoquée ce Vitryat de 20 ans, natif de Paris, pour justifier son évasion des locaux de la gendarmerie, jeudi, à Châlons-en-Champagne, pendant une garde à vue. « Je suis juif, a-t-il en tout cas déclaré, lundi, à la barre du tribunal correctionnel de la ville préfecture où il était jugé dans le cadre d’une comparution immédiate. Je me fais insulter jour et nuit. Je ne dors plus, de peur de me faire agresser pendant mon sommeil. »
 
Aussi, jeudi matin, après avoir été extrait de sa cellule de la maison d’arrêt, où il purgeait une peine de deux ans de prison, pour être auditionné sur des faits d’escroquerie, Jordan Cycumar n’a pas réfléchi plus longuement lorsque l’occasion de se faire la belle s’est présentée. Ayant sollicité un médecin, il a en l’occurrence profité d’un moment de flottement pour échapper à la surveillance des gendarmes, alors que la visite médicale venait de prendre fin.

Le médecin, pensant que des militaires l’attendaient de l’autre côté de la porte, ne s’est pas méfié. Quand Jordan Cycumar s’est rendu compte que personne ne faisait attention à lui, il s’est alors faufilé discrètement dans le couloir avant de prendre la fuite à toutes jambes, une fois dehors, en passant devant le poste de garde de la caserne du sous-lieutenant Charlot, située avenue du général-Sarrail. Puis de s’évanouir dans le quartier Schmit, de l’autre côté de l’avenue.

Après une journée de recherches actives, les gendarmes l’ont finalement interpellé, vendredi matin, au domicile de sa petite amie, à Vitry-le-François, où il avait passé la nuit. « La prison, ce n’est pas pour moi, a-t-il insisté à la barre. Je ne peux plus rester là, c‘est trop difficile. » Le tribunal ne l’a cependant pas entendu, en le condamnant à trois mois de prison ferme. Une peine qu’il devra inévitablement purger, sans possibilité d’aménagement.

www.lunion.presse.fr

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