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samedi 13 septembre 2014

Argentan - Le détenu frappe violemment un surveillant

Écroué depuis 2011, le détenu a toujours refusé les soins cliniques et psychologiques. Lundi, il a frappé un des surveillants du centre de détention.

Le 8 septembre dernier au centre de détention, au quartier disciplinaire. En ouvrant la porte de la cellule d'un détenu, un surveillant reçoit un coup-de-poing d'une violence telle, qu'il se retrouve à terre. Bilan : trois fractures sur le plancher orbital de l'oeil gauche, une fracture de la mâchoire et de nombreux hématomes. Quinze jours d'incapacité totale de travail (ITT). L'avocat de la victime souligne d'ailleurs « qu'avec un coup d'une telle violence la victime aura d'énormes séquelles. »
Le détenu quant à lui, expliquera qu'il avait prémédité son coup en représailles des problèmes qu'il avait eus avec ce surveillant le samedi précédent. « Je n'ai qu'une seule parole et je l'ai fait », précisera-t-il. Au cours de sa garde à vue, il aura des propos salaces envers l'avocate qui l'accompagne.

Au centre de détention, il a pour habitude de s'exhiber et ne peut en aucun cas être en présence d'une surveillante. Une expertise psychiatrique révèle une névrose obsessionnelle envers les femmes, une tendance érotomane délirante et un comportement schizophrénique. Il n'y a pas de folie, mais de la simulation et un risque majeur de récidive. Il n'a aucun sentiment de honte et aucune empathie envers les victimes.

Écroué depuis 2011 dans plusieurs prisons, il a toujours refusé les soins cliniques et psychologiques.
Mercredi, quand le président demande au prévenu de 25 ans s'il accepte d'être jugé en comparution immédiate, celui-ci se contente d'opiner de la tête pour exprimer son accord. De même, il refuse de se mettre debout et continue ses gesticulations, tant et si bien que le tribunal se voit obligé de l'exclure des débats.

« Si le prévenu n'a qu'une parole, remarque la procureur, la justice aussi. Monsieur encourt dix ans de prison. Son attitude ne plaide pas en sa faveur et il semble satisfait de son acte. » Elle requiert à son encontre trois ans de prison ferme avec un mandat de dépôt.

« Mon client n'a pas prémédité son acte et n'a pas conscience des conséquences, plaide la défense. Sa personnalité est schizophrénique. La sanction pénale aura peu d'effet sur son discernement. Il peut être soigné et actuellement rien ne passe. La question va se poser. »
Le tribunal condamne Jean-Yann Valey à trois ans de prison. Il est immédiatement incarcéré à la maison d'arrêt de Coulaines (Sarthe).
Ouest-france

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