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mardi 16 septembre 2014

ENAP - Élèves 1ers surveillants, ils décident le boycott des cours

Coup de théâtre la semaine passée à l'ENAP. 200 «premiers surveillants», qui cumulent déjà une expérience professionnelle d'au moins six ans, ont boycotté les cours. Du jamais vu.
 
Isabelle sera de la cérémonie de clôture fin septembre. Mais il y aura des absents dans la promotion./Photo archives Morad Cherchari.
 
Adhérente du syndicat majoritaire Ufap-Unsa, Isabelle est derrière le rideau. Et elle demande de rester anonyme. «On ne sait jamais, les menaces sont courantes.»
 
Cette femme d'une trentaine d'années, célibataire, est bien lotie. «Je ne suis pas mariée, je suis sans enfant. C'est presque une chance, car je connais de mes collègues qui cumulent gestion courante d'une famille loin d'Agen et frais engagés pour la formation». Explication : épinglée par la Cour des comptes, l'administration pénitentiaire inflige une pénitence financière à ses personnels surveillants, avec régime de privilège aux directeurs d'établissement qui ne pâtissent à ce jour pas des décisions.

Paris et dans l'Est

Isabelle est en formation depuis le 15 juillet et doit revenir à la fin du mois. «Je reviens car pour l'instant j'en ai les moyens. Mais je connais beaucoup de mes collègues qui vont obtenir un arrêt maladie pour ne pas revenir à Agen, d'autant qu'on nous fait revenir pour un tournoi de sports et la cérémonie de clôture dans l'amphithéâtre.» Une large majorité des élèves surveillants sont domiciliés en région parisienne et dans l'est de la France. «J'en connais d'autres qui se sont absentés pour la rentrée des enfants, ce qui n'est pas anormal vous pouvez en convenir». Absence sanctionnée selon Isabelle. «Vous imaginez qu'un aller-retour coûte environ 200 euros à chaque fois (…) Un collègue de la promotion ne pouvait pas payer le voyage car il est dans une situation familiale particulière. Il a pu partir grâce à d'autres qui se sont cotisés. Moi, je dors à droite à gauche car j'ai été affectée et j'ai rendu mon logement à Paris».

Mieux avant

Pour faire court, «ça coûte du pognon à tout le monde, c'est quand même un comble. Et le profil des élèves est souvent le même : aux environs de 40 ans, mariés avec enfants. Franchement ce n'est pas vivable si l'administration ne fait pas un effort».
Elle ne semble pas en mesure de le faire. «La direction de l'Enap nous a fait comprendre à l'issue du mouvement de protestation que la situation n'allait pas aller en s'améliorant. Et Isabelle de poser la question de la pertinence de l'Enap en Lot-et-Garonne. «Je le redis, beaucoup d'élèves sont de la région parisienne ou en tout cas du nord de la Loire. À Fleury (l'ENAP s'y trouvait avant, NDLR) c'était quand même beaucoup plus simple. Et les collègues du sud ont déjà leurs affectations et n'en bougent pas.»

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