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vendredi 12 septembre 2014

« La prison ne tient que par l'investissement des personnels »

Une délégation nationale du syndicat UFAP-Unsa Justice effectue actuellement une tournée aux Antilles-Guyane à la rencontre des acteurs pénitentiaires et judiciaires.
Des personnels pénitentiaires et judiciaires, en passant par les chefs de juridiction et le préfet, la délégation du syndicat UFAP-Unsa Justice a balayé large. Après la Guyane et avant la Guadeloupe, elle a ainsi fait le tour des problématiques rencontrées dans notre île. Jean-François Forget, secrétaire général, était déjà venu il y a un an.
Entre-temps, le rapport Gorce, de la mission d'inspection Taubira, a été publié. « On attend toujours ses effets concrets » , tonne le syndicaliste. À savoir, entre autres, la création d'une seconde prison, d'un centre de semi-liberté, la réorganisation du schéma de la population pénale... Mais il reconnaît que, contrairement aux deux autres DFA, la situation a évolué positivement à la Martinique.
 Les services judiciaires ont reçu un certain nombre de renforts de personnels, même s'il manque toujours des greffiers de catégorie C. Un troisième poste de juge d'application des peines serait en passe de création. Le renouvellement des effectifs et le réaménagement de la chaîne pénale et judiciaire auraient contribué à faire baisser les stocks de dossiers en attente. « Depuis le 1er janvier aussi, les politiques de prévention ont permis de faire baisser la délinquance de 12% les délits. Toutes ces mesures ont une répercussion sur Ducos mais restent très fragiles » .
EXTENSION DE DUCOS, UN CHANTIER QUI TRAÎNE
 
Avec 850 détenus écroués (pour 570 places), la pression carcérale a, en effet, diminué. « Mais l'édifice pénitentiaire ne tient que par l'investissement de ses personnels » , tonne l'UFAP-Unsa Justice. « On a toujours des cellules de 8 à 9 m2 avec 5 détenus, des matelas posés sur des armoires, au sol. On ne peut pas rester muet et dire que tout va bien! Aucun travail de réinsertion ne peut se faire dans ce contexte. L'administration ne se donne pas les moyens » .
Après avoir pris le pouls des Antilles-Guyane, le syndicat attend avec impatience les décisions prises lors de la très prochaine triennale ministérielle.
 
L'Ufap demande notamment une unité hospitalière sécurisée comme dans l'Hexagone, aussi bien pour la psychiatrie que pour la traumatologie. Pas un luxe quand on sait qu'il avait suffi, le 23 août dernier, à un détenu hospitalisé d'Office à Mangot-Vulcin d'ouvrir sa fenêtre pour s'évader. Il s'était rendu deux jours plus tard. D'ores et déjà aussi, l'extension de 160 places supplémentaires à Ducos (chantier qui traîne en longueur) semble ne pas devoir suffire pour réduire la surpopulation carcérale.

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