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jeudi 20 octobre 2016

« Durant le ramadan, la prison n’est pas la même »

Le sociologue Farhad Khosrokhavar a mené durant trois ans des entretiens avec des détenus et des surveillants. 

29 janvier 2014. Le centre pénitentiaire D'Alençon-Condé accueille 68 détenus condamnés à des peines longues et réputés, pour certains, difficiles. 46% des détenus de Condé-sur-Sarthe ont été exclus d’autres centrales.

Il publie jeudi « Prisons de France. Violence, radicalisation, déshumanisation : surveillants et détenus parlent ». Nous en publions des extraits.



C’est une plongée vertigineuse dans la réalité carcérale que nous fait vivre le livre-choc de Farhad Khosrokhavar (Prisons de France. Violence, radicalisation, déshumanisation : surveillants et détenus parlent, Robert Laffont, 684 pages, 23,50 euros), qui paraît ce jeudi 20 octobre.

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Pour restituer ce monde fermé, fait de violences, de frustrations, d’humiliations et de petits arrangements, le sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), a mené des entretiens pendant trois ans avec des détenus, des surveillants et des directeurs dans les prisons de Fleury-Mérogis (Essonne), Fresnes (Val-de-Marne), Lille-Sequedin (Nord) et Saint-Maur (Indre).

Au travers des témoignages bruts, M. Khosrokavar identifie différents groupes dans la population carcérale, comme les jeunes de banlieue, les Blancs, les personnes atteintes de troubles mentaux, etc.

Il consacre la plus grosse partie de son ouvrage aux musulmans et aux radicalisés en détention. L’auteur a déjà publié Radicalisation en 2014 (aux Editions de la Maison des sciences de l’homme) et Le Djihadisme en 2015 (Plon).

Les enjeux du ramadan

« Dans les grandes maisons d’arrêt de la France urbaine, le ramadan introduit une scansion majeure dans le temps. Le fait qu’une proportion importante de détenus ne prend qu’un repas par jour (l’administration pénitentiaire s’adapte en délivrant des plats plus copieux) crée une césure dans la temporalité des prisons. On le sent dès l’entrée du bâtiment, ne serait-ce qu’en raison d’un certain calme...

La suite sur Le Monde

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