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mardi 25 octobre 2016

Fin des unités pour les détenus radicalisés : le syndicat Ufap approuve mais veut la construction de prisons "adaptées"

Jean-François Forget, secrétaire général du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa a salué mardi 25 octobre sur franceinfo la fin des unités dédiées aux détenus radicalisés, tout en réclamant "des prisons, spécialement pour ce type de détenus extrêmement dangereux".

Le ministre de la Justice a annoncé, mardi 25 octobre, la fin des cinq unités dédiées aux personnes radicalisées, au profit d'une prise en charge davantage axée sur la sécurité.



Selon Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa, syndicat majoritaire chez les surveillants, le gouvernement ne va pas encore assez loin. Il faudra dit-il "construire des prisons pour ce type de détenus extrêmement dangereux".

franceinfo : La fermeture des unités dédiées va-t-elle dans le sens de ce que vous réclamiez ?

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Jean-François Forget : On demandait qu'on sorte de l’angélisme dans lequel on était rentré depuis les attentats de Charlie Hebdo. Le Premier ministre avait annoncé des dispositifs d'isolement de ces détenus. À aucun moment, ils n'ont été isolés. Ils ont été conduits dans un confort depuis neuf mois, c’est celui des unités dédiées. Il n’y avait aucun dispositif de sécurité particulier, ce qui a prévalu à la tentative d’assassinat à la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise). Deux de mes collègues ont failli y laisser leur peau.

Quel était le problème des unités dédiées ?

Le problème n’était pas tant les unités dédiées et le risque de regroupement. Il faut isoler [ces détenus] les uns des autres, mais il faut aussi les isoler du reste. On est dans une situation de quasi-épidémie. On a aujourd’hui plus de 1 300 détenus qui sont radicalisés et plus de 350 qui sont là pour des faits de terrorisme. On en attend autant, si ce n’est le double, qui doit revenir de Syrie. Si on les laisse prospérer dans nos détentions classiques, ils continueront à développer la radicalisation. D'où la nécessité de les étanchéiser et un cap a été franchi.

Etes-vous satisfait par ces annonces de Jean-Jacques Urvoas ?

Le ministre de la Justice vient surtout d’annoncer quelque chose de fondamental pour nous. On va parler d'évaluation du niveau de sécurité à mettre en place pour garder ces détenus. Dans les mois à venir, ils seront bien obligés de reconnaitre que nous n’avons pas les structures adaptées pour garder certains d’entre eux. Il faudra construire des prisons, spécialement pour ce type de détenus extrêmement dangereux. Il faudra ensuite développer ce principe d'évaluation et d'orientation pour l'ensemble de la population pénale. Si l'on veut être efficace dans le milieu pénitentiaire, dans la garde et la réinsertion, on ne peut pas traiter, gérer, garder tous les détenus avec le même format.

Franceinfo

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