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lundi 31 octobre 2016

L'acolyte de Ferrara raconte sa vie de braqueur

Mohamed Dja-daouadji, qui a passé huit années en prison, veut tourner la page. Installé en Essonne, il vient de sortir un livre dans lequel il s'adresse aux jeunes tentés par la délinquance.


Payé à la seconde, tu vis à la seconde. » Ce leimotiv des braqueurs de banques, Mohamed Dja-daouadji l'a fait sien pendant près de sept ans. Sept ans de délinquance ponctués de repérages, d'attaques partout en France, de fêtes et de voyages où il dépense sans compter cet argent gagné rapidement. Puis le retour de bâton : huit ans de prison et des déboires avec l'alcool.



Aujourd'hui, cet homme de 45 ans se reconstruit peu à peu. Un réapprentissage difficile de la vie, rendu possible grâce à une volonté de fer et quelques mains tendues. Parmi elles, celle du maire (PS) de Ris-Orangis, Stéphane Raffalli, à qui l'ancien détenu est venu offrir un exemplaire de « J'étais braqueur de banques... aujourd'hui je suis un homme », le livre qui raconte sa vie. Enfin, la première partie de sa vie.

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Mohamed Dja-daouadji vit désormais en Essonne où il préfère rester discret. Dans cet essai coécrit avec le journaliste Mohamed Sifaoui, le braqueur originaire de la cité Balzac à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) se raconte sans détour. « Je m'adresse aux jeunes qui sont en train de gâcher leur vie, confie-t-il. On n'est jamais invincible lorsque l'on choisit la voie des braquages. Tôt ou tard, on est soit tué, soit emprisonné. »

La police avait fini par retrouver sa trace

Lui n'a pas été tué, mais la police a fini par retrouver sa trace. Une erreur commise lors d'un braquage en 1997 à Soisy-sur-Seine lui a été fatale. « J'avais rencontré Antonio Ferrara quelques mois plus tôt, en Thaïlande, raconte-t-il. A l'époque, il n'était pas ce braqueur chevronné. » Et pour cause, c'est en compagnie de Mohamed Dja-Daouadji que « le roi de l'évasion » met le doigt dans l'engrenage du vol à main armée. « Il n'avait jamais fait ça, reprend-il. Je lui ai donc demandé de faire des repérages. »

Ferrara jette son dévolu sur la Société générale de Soisy. « Tout s'est bien passé, mais il a voulu partir avant de récupérer les bandes-vidéo. C'était une erreur. » Plus tard, Ferrara est arrêté dans le cadre d'une tentative d'homicide. Ses proches sont placés sur écoute. La police parvient jusqu'à Mohamed.

« Les flics ont vite fait le rapprochement entre Soisy, Nino (NDLR : Antonio Ferrara) et moi. » Il est arrêté après sept ans de braquages. Deux ans plus tard, la cour d'assises condamne Mohamed Dja-daouadji à dix ans de prison.

A l'issue de sa peine, Mohamed atterrit à Ris-Orangis. Les premières années sont difficiles. Il passe ses journées à boire avant de se reprendre et de demander de l'aide au maire pour un logement. « C'était il y a quatre ans », confirme l'élu. Touché par sa sincérité et sa volonté, il lui donne un coup de pouce : « Je m'étais renseigné, son passé de braqueur était bien derrière lui. »

« J'étais braqueur de banques... aujourd'hui je suis un homme », de Mohamed Dja-daouadji avec Mohamed Sifaoui, Editions du Rocher, 176 p., 16,90 €.

Le Parisien

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