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jeudi 27 octobre 2016

Les syndicats approuvent la fin des unités pour détenus radicalisés

Le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a annoncé ce mardi, la fin des unités spécialisées pour détenus radicalisés ou en voie de l’être. 

Le centre pénitentiaire d’Annœullin ne disposera pas de quartier d’évaluation de la radicalisation.

Elles fermeront leurs portes dans les prochains jours Ces unités avaient commencé à fonctionner en janvier.

En réalité, Jean-Jacques Urvoas avait mis en place un conseil scientifique de lutte contre la radicalisation violente avec une mission d’évaluation dans le temps. 

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Le garde des sceaux estime qu’il était temps de tirer les leçons de ce qu’il a toujours présenté comme une expérimentation.

Selon le ministre, l’avantage de ces regroupements de détenus aura été d’« apaiser le reste de la détention et d’entraver le prosélytisme ». Mais l’inconvénient est que « la prise en charge individualisée est plus difficile en raison de l’effet de groupe ».

Le centre pénitentiaire d’Annœullin ne disposera pas de quartier d’évaluation de la radicalisation comme il va s’en créer en Ile-de-France (4) et deux dans les régions de Toulouse et de Marseille

Des syndicats satisfaits

Les détenus radicalisés aux profils les plus dangereux seront regroupés mais placés dans des quartiers aux plus hautes normes de sécurité. Les programmes de déradicalisation ne leur seront pas destinés.

Seul le niveau de sécurité caractérisera ces nouveaux « quartiers pour détenus violents », où trois cents places sont prévues.

Côté syndicats où l’on avait toujours exprimé des réserves face à ce sujet, la nouvelle a été bien accueillie. «  Cela permettra d’orienter les détenus selon leur profil et leur dangerosité », estime Frédéric Blondel délégué syndical de l’UFAP/UNSa-justice

« On ne pouvait rien faire »

Les syndicats demandaient en effet une requalification des établissements pour ne pas mélanger les simples détenus avec ceux du grand banditisme et les radicalisés.

«  Nous sommes satisfaits. C’était une demande de notre syndicat. Ce projet n’était ni fait ni à faire. Ils avaient simplement réuni tous les radicalisés au sein d’un bâtiment, mais nous n’avions rien à leur proposer. C’était sur la base du volontariat, donc celui qui ne voulait pas se déradicaliser, on ne pouvait rien faire. Il n’y avait aucun moyen de contrainte. Nous avons toujours souhaité des établissements créés spécialement pour cette mission avec un personnel formé », témoigne Guillaume Pottier, syndicaliste à l’UFAP.

La Voix du Nord

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