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mardi 25 octobre 2016

Saint-Martin-de-Ré : manifestation des gardiens de prison contre les actes de violence

Ils étaient une trentaine ce lundi matin à manifester devant l'entrée de la porte de la Citadelle de la prison de Saint-Martin-de-Ré. 

Trois surveillants à l'intérieur de la prison de Saint-Martin-de-Ré, en Charente-Maritime. © Maxppp

Un rassemblement de surveillants pénitentiaires lassés des actes de violence à répétition dans l'établissement de Charente-Maritime.

Emmanuel Giraud, le délégué FO de la centrale de Saint-Martin-de-Ré ne mâche pas ses mots. "C'est un mouvement de ras le bol !" explique-t-il, ajoutant : "La semaine dernière encore, un  surveillant a reçu le coup de tête d'un prisonnier. Il est en arrêt de travail avec une fracture du nez..."

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Ce qui aggrave la colère des gardiens, c'est que leur collègue blessé avait signalé à plusieurs reprises le prisonnier en question qui l'avait même menacé de mort. Mais sans réaction apparente du côté de l'administration pénitentiaire. Emannuel Giraud cite encore le chiffre de 3 agressions violentes dirigées contre des gardiens en deux semaines.

Bref la colère des gardiens de prison ne se contient plus, à l'image de celle des policiers qui manifestent régulièrement chaque nuit depuis plusieurs jours.

Une nouvelle journée de manifestation aura lieu le 27 novembre prochain, à l'appel de tous les syndicats pénitentiaires. Mais cette fois, les surveillants de Saint-Martin-de-Ré ne resteront pas immobiles devant l'entrée de leur prison. Ils organiseront une "opération escargot" pour se diriger vers la permanence d'Olivier Falorni. Le député de Charente-Maritime a prévu de faire recevoir les manifestants par l'un de ses collaborateurs.

Les syndicats de surveillants ont également demandé à être reçu par le préfet de Charente-Maritime le même jour. A chaque interlocuteur, ils rappeleront leurs conditions de travail, alors que l'établissement continue à recevoir des détenus dangereux. Des profils pour lesquels les surveillants ne disposent pas de formation. "Nous sommes déjà en sous-effectifs, enchérit Emmanuel Giraud, et donc pas assez nombreux pour affecter certains fonctionnaires à des formations ciblées sur les fichés "S", par exemple..."

Pour le reste ils mettront également en avant leurs revendications habituelles : davantage de moyens en personnel et aussi le droit à l'utilisation du Taser et de la GoPro sur les interventions menées à l'intérieur des murs.

France 3

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