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mardi 25 octobre 2016

Une faille à la prison de Laon qui lui permet de recouvrer la liberté

Un détenu n’a pas été extrait de la prison alors qu’il devait être jugé hier. Si bien que c’est le service d’ escorte qui a été... accusé.

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La mère, Raymonde L. est là. Une partie de sa famille derrière dans la salle, là aussi. Mais il manque le fils, Yann, le fils de Raymonde. Les deux ont à répondre de faits de dégradation ou détérioration de bien d’autrui et de violence en réunion suivie d’une incapacité.



Pour Yann, la violence est qualifiée d’aggravée. Les faits ont été commis entre le 19 et le 20 octobre à Tergnier.

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Aucune explication

La mère, la famille, le tribunal, Me Escombat pour Raymonde L. et Me Herman pour les partie civiles, tous attendent l’arrivée de Yann en provenance du centre pénitentiaire de Laon où il est détenu. Les minutes passent mais rien.

La présidente Martine Brancourt se résout à entamer l’audience et l’examen de ce dossier qui, pose t-elle d’emblée « pose une difficulté ».

En effet, et le procureur de la République en convient sans difficulté, compliqué d’entrer dans un dossier en l’absence d’un co prévenu, au casier de surcroît chargé. Juger sa mère seulement ? Encore plus délicat. Non.

Ce à quoi s’attachent les magistrats, et particulièrement le procureur Porcher, c’est à l’absence non annoncée de Yann L. alors qu’une escorte devait théoriquement le conduire jusqu’au tribunal. Or hier, aucune explication. Les agents de l’autorité de régulation et de programmation des extractions judiciaires, l’ARPEJ, n’ont donné aucun signe de vie aux magistrats.

« Alors que tout le monde est prévenu depuis vendredi », a regretté non sans amertume le chef du parquet.« Il nous arrive d’obtenir de ce service ce que l’on appelle des IDF, es impossibilité de faire mais là rien.

Nous n’avons même pas pu nous retourner pour faire appel à de policiers pour remplacer les agents pénitentiaires ».

Regrets non dissimilés aussi du côté de la partie-civile où Me Herman notait avec ironie, que l’ARJEJ avait manqué… d’accord.

Pour le ministère public, « le plus dommageable, c’est que nous allons devoir remettre en liberté le prévenu qui n’a pas été extrait de sa cellule. Avec les risques que cela comporte ». L’affaire sera désormais examinée en janvier prochain.

L'Aisne Nouvelle

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