-

Retrouvez l'Actu sur Facebook :)

A la demande de plusieurs lecteurs de l'Actu, et pour ne pas laisser la bande de menteurs institutionnels aux manettes de ce qui vous e...

Pour être directement informé sur votre messagerie, indiquez ci-dessous votre adresse mail :

dimanche 30 avril 2017

Jugé coupable d'évasion, il écope de 2 mois de prison en sus par le tribunal de Nevers

Purgeant une peine d’un an de prison à échéance du 15 octobre prochain, un homme de 30 ans jugé coupable d’évasion, s’est vu condamné à une nouvelle peine, de deux mois d’emprisonnement. Ce qui lui vaudra aussi révocation d’un précédent sursis.

Initialement incarcéré au centre pénitentiaire de la cité normande du Havre, le prévenu ne s’est pas retrouvé tout à fait par hasard à la barre du tribunal de Nevers.


Bénéficiant d’une première permission de sortie du 24 au 26 décembre derniers, ce carreleur de profession ayant cumulé déjà treize mentions à son casier judiciaire depuis 2009, n’a pas réintégré sa cellule de la prison du Havre. Il est réapparu seulement un mois plus tard, le 23 janvier dernier et bien loin des côtes normandes… à Nevers, où il s’est constitué prisonnier en se rendant au commissariat de police.

Liens commerciaux :



Passer un peu de temps avec sa petite fille

« Une de vos premières interrogations auprès des policiers a été de savoir, si en vous rendant à Nevers, vous y resteriez ensuite en détention?? C’était donc ça, pour vous, le plus important?? Et non pas de savoir si, en vous évadant, vous alliez aggraver votre cas?? »

Le prévenu a semblé embarrassé. « Je voulais passer un peu de temps avec ma petite fille » a-t-il simplement répondu. C’est ce qu’il a fait, la moitié de la durée de son mois d’évasion. Puis il a attendu deux semainess, avant de choisir Nevers, pour se constituer prisonnier.

"On ne sait même plus quel sursis sera révoqué??"

Questionné sur ce choix géographique, il a invoqué des conditions d’emprisonnement dans la prison havraise, « qui ne lui convenaient pas. Comme l’éloignement de sa fille de cinq ans et demi, la cohabitation avec certains autres détenus, le fait d’être toujours sur liste d’attente pour pouvoir travailler en atelier… »

Des éléments, pour partie repris par la défense, pour argumenter la clémence.

La peine est allée plus dans le sens de la limpidité des propos du procureur de la république qui a requis trois mois ferme et placement sous mandat de dépôt. « Il a décidé de se rendre, c’est un bon point. Il n’était pas si loin de sa sortie et condamné déjà à plusieurs reprises, on ne sait même plus quel sursis sera révoqué?? C’est un mauvais point. »

Finalement pas placement sous mandat de dépôt. Mais la révocation d’un précédent sursis devrait repousser sa sortie de prison aux confins de 2018, via la maison d’arrêt… De Nevers?!

Le Journal du Centre

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...