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lundi 24 avril 2017

L'un des auteurs des attentats de 1995 jugé pour tentative d'évasion

Deux hommes dont Smaïn Aït Ali Belkacem, figure du terrorisme islamiste, avaient été interpellés en mars 2013 alors qu'ils venaient de déclencher des explosifs pour ouvrir une porte de la prison de Réau.

Croquis d'audience réalisé le 1er octobre 2002 devant la cour d'assises de Paris, de Smaïn Aït Ali Belkacem, lors de l'ouverture de son procès.

Après 22 ans de détention, Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats islamistes de 1995, comparaît de nouveau lundi après-midi devant un tribunal, en l'occurrence la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour tentative d'évasion.


L'intéressé avait déjà été condamné le 20 décembre 2013 à 12 ans d'emprisonnement pour un premier projet de «cavale» déjoué en 2010 et dans lequel avaient été mis en cause deux des trois auteurs des attentats de janvier 2015, Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly (ce dernier ayant été condamné), ainsi que Djamel Beghal, condamné précédemment pour un projet d'attentat contre l'ambassade américaine à Paris.

Un attentat en préparation?

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Cette fois, Smaïn Aït Ali Belkacem, 48 ans, défendu par Me Philippe Van Der Meulen, sera jugé aux côtés d'Abdelaziz Fahd, 31 ans, défendu par Me Xavier Nogueras. Condamné pour des faits de droit commun, Fahd est décrit comme radicalisé en prison par l'administration pénitentiaire.

Les faits se sont déroulés au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne), le 10 mars 2013. Les deux prévenus sont interpellés alors qu'ils viennent de tenter d'ouvrir la porte du terrain de sport à l'aide d'explosifs (du PEP 500, à base de pentrite venant souvent d'ex-Yougoslavie et très apprécié du banditisme).

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À noter que le 21 décembre 2012, un renseignement anonyme, en l'occurrence un témoignage de détenu, avait été recueilli par l'administration pénitentiaire. Il indiquait qu'Aït Ali Belkacem, Fahd et un troisième détenu, Jihad Tayaa, projetaient une évasion pour ensuite préparer un attentat contre un marché de Noël. Tayaa avait été transféré après la découverte d'un couteau en céramique dans sa cellule.

Une enquête préliminaire avait été ouverte mais le projet d'évasion, et a fortiori d'attentat, n'avait pas été établi. De nouveau étudiée après le passage à l'acte de Fahd et d'Aït Ali Belkacem, l'hypothèse d'un attentat en préparation après l'évasion n'a finalement pas été retenue par la justice. Les deux hommes sont donc jugés pour une évasion «classique». De même ils sont seuls face à leurs juges car si le parquet estime «certaine» l'existence de complicités «parmi les codétenus, les surveillants ou des tiers», l'enquête n'a pas permis de les identifier.

Un petit «trésor» de propagande djihadiste

Sur les faits, l'exploitation des enregistrements vidéos du centre pénitentiaire permet de suivre à la trace le parcours des deux prévenus jusqu'au terrain de sport. Des images qui seront bien sûr au cœur du procès et qui ne permettront pas aux intéressés de contester les faits. La justice semble considérer qu'Abdelaziz Fahd a joué le rôle «le plus actif» dans la tentative d'évasion.

Mais Smaïn Aït Ali Belkacem est lui également poursuivi pour la découverte dans sa cellule du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne) en janvier et mars 2015 d'un petit «trésor» de propagande djihadiste: des centaines d'images en lien avec l'islam radical et les combats en Irak et en Syrie, plus de 4500 vidéos dont deux faisant l'apologie de Mohamed Merah ainsi que la vidéo d'un pilote jordanien brûlé vif dans une cage par Daech. Sans oublier une liste des «juifs célèbres de France» et une autre «des idéologues sionistes juifs et néosionistes non-juifs des médias français».

Smaïn Aït Ali Belkacem ne pourra s'expliquer devant le tribunal sur cette incroyable collection qui confirme sa radicalisation. Son avocat, Me Van Der Meulen, précise que son client, détenu à Fresnes (Val-de-Marne), fait une grève de la faim depuis plus d'un mois pour protester contre ses conditions de détention et l'interdiction de séjour de son épouse algérienne.

Le Figaro

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