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mercredi 3 mai 2017

Emmanuel Moucouta : «Je ne voulais pas le tuer»

Le procès d'Emmanuel Moucouta pour tentative d'assassinat sur un autre détenu de la centrale pénitentiaire de Lannemezan s'est ouvert hier aux assises de Tarbes.

Tout sourire dans le box des accusés, Emmanuel Moucouta, 27 ans et déjà un passé pénitentiaire particulièrement chargé, fait face à une accusation de tentative d'assassinat sur Nizar El Abassi, à la centrale pénitentiaire de Lannemezan, en l'attaquant avec une arme qu'il avait lui-même fabriquée avec un morceau d‘assiette brisée.


La victime n'assistera pas au procès, une maladie grave ne permettant pas son audition ni sa présence à l'audience, il est représenté par Me Emmanuel Auvergne-Rey, du barreau de Grenoble.

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Le matin du 7 avril 2014, c'est donc dans les douches que l'accusé a asséné un coup «sec et violent» à son co détenu, lui occasionnant une plaie de 7 cm au cou, sectionnant une partie de la carotide.

Chemise blanche et croix en bois autour du cou depuis qu'il s'est converti à la religion évangéliste, Emmanuel répond aux questions de la présidente Dominique Coquizart et jure qu'il ne voulait pas lui donner la mort : «On est arrivés ensemble à Lannemezan et nous avons un peu parlé de religion et après, il ne me serrait pas la main à cause de cette discussion qu'on avait eue sur Dieu. J'avais une minichaîne, je suis rappeur et j'écoutais la musique fort, il me disait toujours de baisser la musique et il a commencé à me faire des menaces, de me dire qu'il allait casser ma chaîne».

Le jeune homme, que les experts décrivent comme gentil, affable, mais aussi capable de violences comme celles qui lui ont valu des années de prison, va aussi préméditer son geste après une énième altercation alors qu'il est en attente d'une réponse de la part de l'administration pénitentiaire qu'il a alertée :

«J'avais écrit une lettre pour dire qu'il me faisait des menaces mais l'administration n'a rien fait. Il ne me faisait pas peur, je sais me battre, je ne faisais pas attention à ses menaces mais il a dit qu'il allait fabriquer un pic et c'est là que j'ai pris la décision de lui donner un coup à la joue. Je ne suis pas à l'aise dans un box comme ça, je ne suis pas un criminel, je voulais le piquer au visage et malheureusement, j'ai raté ma cible, mais je n'avais pas l'intention de le tuer».

Les enquêteurs de la gendarmerie sont revenus sur le déroulement des faits, éclairés par les images de la vidéo surveillance du couloir de la prison : «On y voit la victime appeler un gardien pour lui ouvrir la porte et il se dirige vers le local des douches; peu après, Moucouta sort aussi et va aussi vers ce local des douches où il n'y a évidemment pas de vidéo l'intérieur. Quand il ressort, on aperçoit un objet dans sa main, cela ressemble à un couteau, puis il repart dans sa cellule.

C'est là que M. El Abassi sort du local, il saigne abondamment au niveau du cou, il y a des projections qui sortent de son cou car une artère est touchée. Moucouta revient et se dirige vers la victime qui repart vers le local de douche ou elle se réfugie». La préméditation ne fait aucun doute : «Il a reconnu avoir prémédité son acte depuis la veille et nous a dit qu'il avait demandé une entrevue avec le chef de détention car il ne craignait pas pour lui mais pour ce qu'il pourrait faire».

Aujourd'hui, plusieurs membres du personnel de l'administration pénitentiaire seront entendus...

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